mercredi 29 juillet 2009

Grand Canyon. A layer cake of time

Notre étape suivante nous a conduit vers le Grand Canyon, dans lequel coule le Colorado.
La canyon en lui-même commence quelque miles après Page. La 1re étape est le Horse shoe , où le Colorado fait un magnifique virage en épingle à cheveux. Nous y voyons bien le vert de l'eau là, tout en bas (bien tenir les enfants, là encore, enfin, bien tenir les enfants sages, ceux qui nous cassent les oreilles ou font des caprices peuvent gambader, jouer, sauter librement au bord du précipice)




La route longera ensuite de plus où moins loin le canyon qui s'étire au total sur près de 500km, le Parc National n'en englobant qu'une partie (déjà assez vaste).


Nous passerons plusieurs jours dans le parc, longeant la falaise, et oui, c'est grand, immense, vertigineux...quand on pense que c'est la rivière qui a creusé grain après grain ce Canyon, nous réalisons que le paysage devant nous est une illustration de l'âge de notre bonne veille Terre. Une pâte feuilletée géante déchiquetée par la pelle à tarte du temps.





Happiness

Juste un petit mot pour dire tout le plaisir que nous avons à être tous les 4 ensemble. Nous réalisons la chance que nous avons de passer autant de temps avec nos enfants, à dormir ensemble dans la tente (malgré parfois l'inconfort et le froid)
Et dans un genre différent, nous avons grand plaisir à entendre de l'anglais et à parler anglais, et à retrouver nos marques dans ce pays que nous avons déjà fréquenté.

mardi 28 juillet 2009

Page

Page, à quelques encablures du Lac Powell, vaut le détour, même depuis la France, rien que pour les Antelope Canyons, que Gwen rêvait de voir depuis qu'elle en avait vu des photos chez des amis il n'y a pas loin de 2 décennies (oui, ça peut surpprendre, Gwen a plus de 20 ans).

Sans cela, le bilan aurait été mitigé. Le temps était moyen, la ville (nouvelle) pas très folichonne, les prestations excessivement chères (mais ça, nous le savions). Il faut dire que nous avions aussi de grandes ambitions de repos et de plage, mises à mal par 2 jours d'averses orageuses.

Nous avons donc sauté sur le premier jour de soleil pour nous rendre aux magnifiques Antelope Canyons, 2 failles taillées dans le grès, que l'on peut remonter dans la splendeur de la lumière zénithale. Encore une fois, ce sont des sites gérés par les Navajos, et encore une fois, nous nous demandons ce qu'ils font des sommes astronomiques demandées en droits d'entrée, étant donné la vétusté des installations. C'est sûr que cela tranche sur les Parcs Nationaux américains.


Le premier canyon est le le plus fréquenté. Le jeu de lumière sur les vagues minérales creusées dans le grès est magnifique.
Le deuxième canyon est plus calme. Notre tout petit groupe de 6 personnes ne croisera personne (à part 3 ou 4 photographes professionnels). Le guide et sa guitare nous accompagneront, l'acoustique est bonne. Nous prendrons absolument tout le temps que nous voudrons. C'est un moment très beau et très paisible.


Par ailleurs :

- Nous avons fait une balade en bateau plutôt sympa sur le lac (oublions le tarif), ce qui donne envie d'avoir son propre yacht privé et d'explorer tous les méandres, avec ses rochers rouges orangés qui tranchent avec le bleu profond du lac. Alors pour acheter le yacht, rien de plus facile : il suffit de miser sur le 13 à la roullette dans un casino de Las Vegas. il faudra s'en souvenir pour plus tard.


- Nous n'avons pas été gênés par le manque d'ombre de notre emplacement de camping, vu le temps qu'il a fait à ce moment là.

- Notre chambre de motel (nous alternons hotel et camping) était spacieuse et confortable, petit déjeuné compris. Nous prenions plaisir à sortir la table dehors, devant notre chambre, et à prendre une petite bière « micro-brewed » en regardant le soleil couchant.

- Nous avons passé une soirée bowling sympa, suivie d'un pique nique amusant. En fait, quand nous sommes rentrés dans la salle de bowling, la douzaine de Navajo armoire-à-glace et leurs copines plantureuses nous ont tous regardés, genre, "il y un cow-boy de trop dans cette ville". oups!.

Nous étions les seuls sur les lignes à enchaîner les strikes, nos nouveaux copains préférant les billards et la bière. Quand nous sommes sortis vers 22H, les services de restauration avaient fermé leurs portes et nous avons improvisé un pique nique sous les néons du parking de Pizza Hut. Une fin de journée pleine de romantisme en somme.

- nous avons également passé une soirée countriiiiiiiiieeeuuuuu dans un resto countriiiiiiiiieeeuuuuu qui jouait aussi de la musique countriiiiiiiiieeeuuuuu avec de vrais musiciens contriiiiiiiiieeeuuuuu sur scène.


vendredi 10 juillet 2009

Joy au camping sauvage Navajo


Vous avez tous, dans votre DVDthèque, dans la collection René Chateau, les aventures de Joy et Joane.

Nous vous présentons, dans la collection René Camping, une aventure plus sauvage : Joy et Geoffroy

jeudi 9 juillet 2009

Totem













Un des films les plus oubliés de l'histoire du cinéma dans lequel a participé le grand Clint Esatood est « the Eiger sanction ». Pour les besoins du film, Clint grimpe lui-même Totem Pole de Monument Valley. Il fut le dernier à l'avoir monté et il ne s'est même pas fait doublé par un cascadeur, parce que Clint est (presque) aussi fort que notre Belmondo national.

Par facétie, nous mélangerons les images du film et les photos de notre famille. aurez vous l'oeil assez aiguisé pour reconnaître qui est qui ?
(si vous ne trouvez pas, consultez d'urgence votre ophtalmo)

lundi 6 juillet 2009

Monument valley of the gods

Comme les plus belles lumières sont en fin d'après midi, nous partons vers les 16 heures vers les 2 lieux que nous visons : Monument Valley (of course) et Valley of the gods, profitant des matinées pour nous relaxer au bord de la piscine (couverte et chauffée) et même DANS la piscine ! C'est d'autant mieux que nous sommes toujours les seuls à en profiter.

Monument Valley est, comme Canyon de Chelly, en plein territoire Navajo. Ce sont d'ailleurs eux qui le gèrent et notre pass annuel pour les parcs nationaux ne marche pas ici. La visite se fait en suivant une méchante piste de terre, sans pouvoir s'en écarter, c'est interdit et des panneaux sont là pour nous le rappeler. Nous nous demandons un peu ce qu'ils font avec ces $$$ récoltés avec les droits d'entrée.

Malgré tout, nous avons cette impression étrange d'être dans un film, tout juste si nous ne nous attendons pas à voir surgir la cavalerie à tout moment... Le paysage est magnifique, surtout avec cette belle lumière du soir...


Valley of the Gods est plus libre, moins monumentale, moins fréquentée et plus intime.



Nous faisons un petit tour à Gooseneck, qui domine un tas de zigzag de la rivière.


Avant de quitter le coin, nous irons faire un tour dans la maison de Mr et Mme Gouldings, qui se sont installés ici au début du 20è siècle et ont installé un trading-post (zone de chalandise navajo) et ont racolé les Major du cinéma dans les années 30 quand les temps économiques se sont durcis. Leur maison a été transformée en petit musée, qui passe, bien sûr des western. Du coup, nous avons cette impression étrange d'avoir déjà vu les paysages que nous voyons en film (!) Elouan s'est trouvé une nouvelle passion pour les western.